L’heure est alors venue de se rafraîchir les idées à la Mort subite, haut-lieu de l’hydratation bruxelloise. Les habituels du bistrot de la Gueuze conservent leurs places tout au long de l’histoire. Madame la Marquise au passé trouble siège éternellement au bar, un verre de rosé à la main. L’aveugle coloré vêtu de noir s’assied à la table qui jouxte la cuisine, dos au propriétaire de l’oiseau Félix. Jeannot, le tavernier méfiant tente d’apaiser les élans artistiques de son cuisinier, Gégé supporter d’Anderlecht. Toute cette faune évolue sous le regard émouvant de Madame Edouard, la travelo-ménagère à la blouse bleue. Fréquentés ponctuellement par la bouchère dont le mari a “trempé sa chipolata” partout et son nouvel amant Jeff le pin’s bien membré receleur de merveilles en tout genre, la taverne des miracles reste le point de ralliement central du film.
Hantée par l’ombre du chapeau melon de Magritte, les habitants de la Mort Subite discutent et se disputent sur une musique de fête foraine entre les tableaux et les cadavres, les retrouvailles familiales et les amours insolites.
En espérant avoir attisé vos appétits belgico-filmiques, un petit extrait:
