Pensez-vous que le monde « sursexué » dans lequel on vit freine la création d’un imaginaire pornographique original ? Auteurs et réalisateurs ne sont-ils pas d’ailleurs eux-aussi influencés par ce que Maïa Mazaurette nomme « fantasmes de masse » ?
Non, parce que je ne crois pas en ce fantasme de masse, à part qu’il est un fantasme de masse… avec Internet, tout le monde peut avoir accès à de la pornographie très différente…Il ne faut pas confondre la production Canal + avec « le » porno. Après, il y a bien évidemment des freins économiques, mais là encore, ce n’est pas avec ce que donne Canal + (le tout agrémenté d’une liste longue comme le bras de choses interdites) que vous ferez un bon film. Il faut sortir de la panade que la censure par taxation du classement X impose sur le cinéma pornographique. Avoir de l’argent pour faire un film, savoir que le film sera rentabilisé en salles, ça aide beaucoup à délier l’imagination !
Que pensez-vous de la littérature pornographique ? Pourquoi selon vous les femmes restent si peu nombreuses à se livrer à ce type d’exercice ?
Là, j’avoue mon ignorance…Mais je crois que de Pauline Réage à Nadine Monfils, les femmes peuvent faire de très belles choses dans ce « domaine ».
Pour conclure : Quels sont vos projets aujourd’hui ? Y-aura-t-il une suite à Ex Utero comme j’ai pu le lire dans une de vos ITW ?
Mon gros projet, avant la fin de l’année, est de finir et de soutenir ma thèse de doctorat. Après l’essai sur les asexuels, je compte bien concevoir cette « suite » à Ex Utero, au moins en deux volets, voir du côté des hommes, et exposer plus précisément mon concept d’évoféminisme. J’ai aussi dans les cartons un roman, terminé il y a bientôt 10 ans, qui semble vouloir trouver bientôt preneur. En attendant je m’exerce à des formes courtes sur http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/
A.C
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