Maia Mazaurette ou la revanche du clitoris
Rencontre avec la rédactrice du blog "sexactu"

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Pourriez vous tout d’abord nous résumer votre parcours journalistique et littéraire ?

J’ai écrit mon premier roman quand j’étais encore étudiante en journalisme, j’avais 21 ans. C’était une autofiction un peu décalée sur les rapports hommes-femmes. Après mes études, j’ai travaillé trois ans pour France 3 comme reporter d’images, puis j’ai décidé de tenter ma chance en presse écrite. C’est là que la presse masculine m’a accueillie, et elle ne me lâche plus. J’ai bossé pour Playboy, Newlook et FHM, aujourd’hui je suis chroniqueuse pour GQ. Bon, il m’est aussi arrivé d’écrire pour des publications plus conventionnelles, mais j’aime bien les journaux de mecs, qui permettent d’avoir un ton très libre. Depuis mon premier roman, j’en ai écrit deux autres, ainsi qu’un essai de sexologie, un guide

Maia Mazaurette

Maia Mazaurette

sexuel, un anti-guide sexuel (même pas peur de la contradiction) et une BD. J’ai plein d’autres projets, donc tout ça ne fait que commencer.

Comment définiriez-vous votre blog http://www.sexactu.com/? Ciblez-vous un lectorat particulier lorsque vous écrivez vos chroniques ?

Mon blog, c’est mon laboratoire à idées. Évidemment je n’aurais pas la prétention de dire que j’ai des idées merveilleuses tous les jours, donc il m’arrive aussi de me contenter de répercuter l’actu sexuelle internationale. Mais dès que j’ai le temps, j’essaie de creuser, de donner mon avis, de relier les infos les unes aux autres. En fait, c’est tout simplement un édito sexuel quotidien. Du côté de mes lecteurs, il y a de tout, et c’est une volonté. Ce sont des fidèles, qui visitent mon site tous les jours et qui me “quittent” rarement. J’adore l’ambiance que cette connivence donne au blog. Je ne fais de toute façon aucune concession au marketing : j’estime être accessible mais je ne simplifie pas mes propos, je traite mon sujet avec humour mais je ne cache pas mes références féministes radicales… bref, avant tout, je me fais plaisir.

Vos écrits, à travers votre blog et vos ouvrages ont-ils une visée pédagogique ?

Je manque de crédibilité pour donner des leçons. Je ne suis pas universitaire. Je prends volontairement le sexe par le petit bout de la lorgnette, alors même si bien sûr je tente d’avoir les conclusions les plus universelles possibles, ça reste assez anecdotique. Mais j’assume. Si on enlève l’anecdotique de la sexualité, de toute façon, on rate le meilleur.

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