Voyage au pays des “nouveaux” druides
Rencontre avec le néo-druidisme

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Rencontre: questions à des druidisants

De Toulouse, de Limoges, et du Finistère. Trois druidisants ont accepté d’entrouvrir leur univers, déplorant cette image caricaturale de leur croyance. Bran, Hélène.B et Cyril ont accepté de répondre à Contr’Actuel.

Pouvez-vous me parler un peu de vous ? Depuis combien de temps êtes-vous druidisant ?

Bran : Je fais partie de l’Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier, qui n’est pas un ordre mais une fédération de clairières et Bosquets. Nous étions un ordre druidique : ODET (Ordre Druidique des Enfant de la Terre) issu de l’OBOD (Order of Bards, Ovates and Druids) où toutes les clairières étaient centralisées autour d’une clairière mère. Nous avons choisi de devenir une assemblée fédérative pour permettre aux spécificités locales et à la nature unique de chaque terroir de s’exprimer indépendamment au sein de chaque clairière et de permettre à chacune d’elle de découvrir son identité propre.

Cyril : 37 ans, Cyril, employé de musée, militant écologiste. Je suis druidisant officiellement depuis 7 ans mais je lis et m’intéresse à ce sujet depuis 17 ans. J’appartiens à  L’OBOD, l’Ordre des Bardes, Ovates et Druides, basé en Angleterre, mais je pratique avec des gens sans appartenance. Issu de la branche dite anglo-irlandaise, celle de John Toland qui créa le Druid Order en 1717, fondé en 1964 par le druide Nuinn, Philip Ross Nichols. Actuellement l’Ordre est dirigé par le chef élu, Philip Carr-Gomm. C’est un des plus connu dans le monde.

Hélène : Je m’appelle Hélène B. J’ai 50 ans et je vis dans le Sud de la France.  Je suis Maître Artisan, mariée et mère de deux grandes filles. J’exerce de temps à autre dans le cadre de mon métier, le professorat et je suis régulièrement jury d’examen.  Cela fait 6 ans que je me suis réellement engagée dans le druidisme, avec auparavant une période de réflexion spirituelle qui a duré 10 ans, pendant laquelle j’ai flirté avec le bouddhisme dont j’ai suivi quelques enseignements et étudié, à travers lectures et séminaires, de nombreux aspects du christianisme, du judaïsme, du taoïsme et de l’hindouisme. Je suis membre de l’OBOD (order of bards ovates and druids) actuellement dirigé par Philippe Carr Gomm

Comment en êtes-vous venu à vous intéresser au druidisme ?

Bran : Mon intérêt pour le druidisme est de revenir à une voie native et autochtone. Un sens de la Terre, encore plus du terroir, des rythmes des saisons, un sens animiste du lieu vivant qui m’abrite et me nourrit. Après avoir exploré les voies amérindiennes, je me suis rendu compte qu’il y avait un décalage entre ici et là-bas, que leur culture est liée à des paysages, des plantes, des animaux que je n’ai pas chez moi. Je me suis donc tourné naturellement et logiquement vers le druidisme qui est la culture native et indigène du lieu ou je vis.

Cyril : M’interrogeant sur la spiritualité depuis mon enfance et refusant la pensée catholique, sectaire et aliénante, le petit fils de rebouteux limousin et d’un breton, que je suis, passionné d’histoire et d’archéologie s’est naturellement tourné vers le druidisme, spiritualité de nos ancêtres.

Hélène : J’en suis venue à cela car je cherchais une voie “cohérente”, qui ne fasse pas la guerre entre le corps et l’esprit, et qui cesse de vouloir dominer la Nature mais qui soit plus dans un esprit d’humilité d’écoute et de symbiose par rapport à Elle.

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