Religion ? Non, spiritualité. Voila ce que répond un druidisant lorsque l’on lui parle de ses croyances.
Druidique. Ce mot n’évoque pas grand-chose à la majorité des gens. Non, ce n’est pas l’histoire du Panoramix d’Astérix. Ce n’est pas non plus le seul fruit de quelques « illuminés » aimant à revêtir des toges pour se promener dans les bois. C’est une spiritualité paganiste qui continue à vivre aujourd’hui. Tournée vers le Sacré et la Nature, la Spiritualité Druidique tend à « rapprocher l’Homme de la Terre-Mère » à travers une voie initiatique ancestrale. Son message pacifique, fraternel et écologique apparait être tout à fait dans l’air du temps.
Druidisme : une culture secrète

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Il existe prés de 300 groupes druidiques et des milliers de pratiquants à travers le Monde. Michel Raoult dans Les druides, les sociétés initiatiques celtiques contemporaines (éditions du Rocher) estime leur nombre à deux millions. Mais il est difficile d’avancer un chiffre. Aucun recensement n’a été réalisé. Cette méconnaissance est aussi due à leur discrétion, particulièrement en France, mais également aux divisions auxquelles cette «religion» n’échappe pas. Elles sont nombreuses mais on distingue, en France, trois ordres principaux : l’OBOD (un des plus importants au monde, avec comme scissions: l’ODET et l’Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier), le Gorsedd breton et le Collège Druidique des Gaules. Certains groupes (des clairières), rares, sont plus radicales, voir extrêmes. Certaines d’entre elles ont été accusées de dérives sectaires, mais il ne s’agit que d’une minorité d’entre elles.
Le mouvement druidique, appelé également « néo-druidisme », est très varié. Il n’y a pas de dogme ou de schéma de croyances auxquels tous les groupes souscrivent. Néanmoins un certain nombre de traits sont communs à la majorité d’entre eux. La croyance principale est que la Terre et la Nature sont sacrées et sont dignes d’être vénérées en tant que telles. Le respect des ancêtres, et en particulier des ancêtres païens, est une autre croyance qui se retrouve souvent à la base de ces mouvements. Une autre encore, commune à la plupart d’entre eux, est la croyance en l’immortalité de l’âme et en l’évolution des êtres par la réincarnation.
Les sources du druidisme contemporain sont le fruit d’âpres débats, concernant l’héritage réel ou non de la religion celte antique. Certains s’en revendiquent directement, d’autres non. La naissance du druidisme actuel est établie au début du XVIIIème Siècle en Grande-Bretagne. Elle serait alors d’inspiration maçonnique.
Le druide antique était le guide spirituel d’un peuple et le conseiller du Roi, à l’image de Cathbad en Irlande ou du mythique Merlin.
A notre époque, les druides se définissent autrement : comme « un transmetteur de Savoir, un chercheur et un sage ». L’enseignement est long. Le druide doit d’abord être élève (marcassin ou mabinog selon les groupes). Il peut alors devenir Barde. Pour devenir à son tour druide, enseignant et « guide », il doit apprendre l’Histoire, les Légendes, les Arts, la Poésie… et la voie de l’Ovate (sciences, énergies, plantes…). Ce parcours est long. Cela peut prendre plus de 20 ans pour devenir druide.
Fêtes folkloriques ou religieuses ?
Saman, Imbolc, Beltan, Lugnasad. Késaco ? Quatre mots d’irlandais anciens. Les principales fêtes du calendrier druidique. Les solstices et les équinoxes sont également très importants. Ils sont liés au symbolisme des points cardinaux, des cinq éléments et de certains animaux.
Ces fêtes sont le fruit de tous les fantasmes. Habillés de toges. Bâtons rituels et torques sont de sorties. Cela peut prêter à sourire. Les néo-druides pratiquent en cercle le plus souvent autour d’un autel. Ils se retrouvent parfois autour des cercles de pierres et mégalithes (Ils sont associés aux anciens druides bien que leur origine soit antérieure aux celtes).
En France, les cérémonies druidiques sont très discrètes, voire secrètes. En Angleterre, elles se font souvent aux yeux de tous, ou presque. C’est le cas à Stonehenge où un rituel druidique a lieu au solstice d’été.
Alors quelle est la part de tradition ? De folklore ? De religion ? Difficile à dire, particulièrement pour les non-initiés.
Mais pour les druidisants, ces fêtes sont liées à « la Déesse-Mère », la Nature. Elle est célébrée comme une source d’inspiration, une conseillère de sagesse et de beauté. Ils pensent que l’homme n’est qu’un des éléments de « la grande harmonie naturelle ». Selon les druidisants, chaque fête revêt donc une dimension spirituelle et véhicule un enseignement au travers d’un symbolisme inspiré de la période de l’année.
Alors folklore ou philosophie du quotidien ? Sans doute les deux. Comme toutes les religions ou spiritualités, elle comprend des rites qui échappent à ceux qui ne les connaissent pas. Les photos des cérémonies déclenchent souvent rires, voir inquiétudes. Mais leur apparat est-il si éloigné de celui de certaines fêtes chrétiennes ? Hindouistes ? Certainement pas. Le druidisme reste entouré d’un mystère. Certains cercles d’initiés souhaitent s’ouvrir davantage et d’autres souhaitent conserver le sceau du secret. L’intolérance existe certainement dans les deux camps.
Rencontre: questions à des druidisants
De Toulouse, de Limoges, et du Finistère. Trois druidisants ont accepté d’entrouvrir leur univers, déplorant cette image caricaturale de leur croyance. Bran, Hélène.B et Cyril ont accepté de répondre à Contr’Actuel.
Pouvez-vous me parler un peu de vous ? Depuis combien de temps êtes-vous druidisant ?
Bran : Je fais partie de l’Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier, qui n’est pas un ordre mais une fédération de clairières et Bosquets. Nous étions un ordre druidique : ODET (Ordre Druidique des Enfant de la Terre) issu de l’OBOD (Order of Bards, Ovates and Druids) où toutes les clairières étaient centralisées autour d’une clairière mère. Nous avons choisi de devenir une assemblée fédérative pour permettre aux spécificités locales et à la nature unique de chaque terroir de s’exprimer indépendamment au sein de chaque clairière et de permettre à chacune d’elle de découvrir son identité propre.
Cyril : 37 ans, Cyril, employé de musée, militant écologiste. Je suis druidisant officiellement depuis 7 ans mais je lis et m’intéresse à ce sujet depuis 17 ans. J’appartiens à L’OBOD, l’Ordre des Bardes, Ovates et Druides, basé en Angleterre, mais je pratique avec des gens sans appartenance. Issu de la branche dite anglo-irlandaise, celle de John Toland qui créa le Druid Order en 1717, fondé en 1964 par le druide Nuinn, Philip Ross Nichols. Actuellement l’Ordre est dirigé par le chef élu, Philip Carr-Gomm. C’est un des plus connu dans le monde.
Hélène : Je m’appelle Hélène B. J’ai 50 ans et je vis dans le Sud de la France. Je suis Maître Artisan, mariée et mère de deux grandes filles. J’exerce de temps à autre dans le cadre de mon métier, le professorat et je suis régulièrement jury d’examen. Cela fait 6 ans que je me suis réellement engagée dans le druidisme, avec auparavant une période de réflexion spirituelle qui a duré 10 ans, pendant laquelle j’ai flirté avec le bouddhisme dont j’ai suivi quelques enseignements et étudié, à travers lectures et séminaires, de nombreux aspects du christianisme, du judaïsme, du taoïsme et de l’hindouisme. Je suis membre de l’OBOD (order of bards ovates and druids) actuellement dirigé par Philippe Carr Gomm
Comment en êtes-vous venu à vous intéresser au druidisme ?
Bran : Mon intérêt pour le druidisme est de revenir à une voie native et autochtone. Un sens de la Terre, encore plus du terroir, des rythmes des saisons, un sens animiste du lieu vivant qui m’abrite et me nourrit. Après avoir exploré les voies amérindiennes, je me suis rendu compte qu’il y avait un décalage entre ici et là-bas, que leur culture est liée à des paysages, des plantes, des animaux que je n’ai pas chez moi. Je me suis donc tourné naturellement et logiquement vers le druidisme qui est la culture native et indigène du lieu ou je vis.
Cyril : M’interrogeant sur la spiritualité depuis mon enfance et refusant la pensée catholique, sectaire et aliénante, le petit fils de rebouteux limousin et d’un breton, que je suis, passionné d’histoire et d’archéologie s’est naturellement tourné vers le druidisme, spiritualité de nos ancêtres.
Hélène : J’en suis venue à cela car je cherchais une voie “cohérente”, qui ne fasse pas la guerre entre le corps et l’esprit, et qui cesse de vouloir dominer la Nature mais qui soit plus dans un esprit d’humilité d’écoute et de symbiose par rapport à Elle.
Comment définiriez-vous la spiritualité druidique ?
Bran : Je me répète, mais le druidisme est une des voies natives de ce monde. Et être natif c’est se sentir vivant en lien avec son terroir, de reconnaître ce terroir comme un être vivant composé d’arbres, de plantes, de pierres, de sources, d’animaux, d’humains, de rivières, de montagnes, de vallées, de la mémoire des ancêtres qui ont accompagné le terroir dans ses cycles, de tous les esprits de la nature, qui possèdent chacun une âme et un chant. Être natif c’est reconnaître et honorer ces âmes vivantes et écouter leur chant, et tisser sont propre chant à la mélodie du lieu, c’est le respect du vivant sous toutes ses formes, les écosystèmes qui ont aussi une dimension spirituelle. Alors comme tous ceux qui cheminent dans le druidisme, je célèbre la vie, la mienne au sein d’un environnement avec lequel je me sens relié. Je travaille à rester conscient de tout cela au rythme des saisons, du soleil, de la lune, des étoiles…
Cyril : Une voie païenne et initiatique qui nous relie à la Terre, notre mère à toutes et à tous, dans le respect des différences. Un chemin qui mène à l’équilibre, à la paix et à la Connaissance de soi autant qu’à ce qui nous entoure. Basé sur des principes éthiques de respect de la nature, de non-violence, de partage et de liberté individuelle, ainsi que sur les concepts de transmigration de l’âme, de réincarnation…
Hélène : C’est une spiritualité qui s’incarne : le lien avec le cycle des saisons est très fort, car c’est la Nature qui nous enseigne, sans forcément passer par les livres tout ce que nous avons à comprendre et à faire : de cette manière toute personne qui se donne la peine de regarder, de toucher les arbres, les animaux, les pierres apprend d’eux les choses essentielles .La Nature est donc devenue un grand livre ouvert qui me parle constamment.
D’ autre part, la connaissance “directe” est importante car à l’heure actuelle nous souffrons d’une “sur-mentalisation” et d’un tel “gavage informationnel” que l’esprit humain a du mal à trouver le repos …. La voie druidique (très proche du taoïsme en fait) permet d’apaiser le mental par la recréation du lien avec la Nature.
Comment cette spiritualité se manifeste dans votre vie ?
Bran : Quand je ritualise, j’aime mon intimité et ma tranquillité, je ne cherche pas a fonder un club de développement personnel, je fais simplement ce qu’il me semble juste de devoir faire pour honorer mon terroir et la mémoire des anciens qui veille dans les pierres. Le druidisme en France reste mal connu parce qu’il demeure un traumatisme, la peur de la persécution. Je pense que les gens ont peur de ce genre de démarche à cause de la psychose des sectes et de la diabolisation des cultes païens locaux. Alors pour veiller à ma tranquillité je préfère me planquer en veillant à ne déranger personne et à ne pas être dérangé. Je ne laisse pas de trace.
C’est une des raisons pour lesquelles le druidisme est mal connu. J’aimerais pouvoir chanter sur les pierres, prier près des sources que j’aime sans que ça choque quiconque, j’aimerais qu’on trouve cela normal. Mais ce n’est pas le cas…
Cyril : J’ai fait le choix de l’écologie, de la sobriété en termes de consommation et du végétarisme. Je suis devenu tolérant envers les autres religions. Je partage cette démarche avec un petit groupe dans ma région, nous nous voyons souvent pour différentes sessions dites rituels (8 au total) et sommes aussi amis!
Hélène : Je reste dans un état de réceptivité et d’écoute : je sais que la réponse peut simplement venir d’un oiseau qui va se mettre à chanter au moment où je pose une question par exemple …ou d’une feuille d’arbre qui va tomber à mes pieds …C’est très chamanique ! Et puis il y a le coté sauvegarde de l’environnement: si on est druide, on est écolo, on recherche une vie simple, frugale, voire décroissante. La pratique de la musique et de la poésie font aussi partie intégrante de cette voie: si Dieu est créateur et que nous sommes à son Image (très biblique ça!!) alors nous sommes créateurs nous aussi et pas seulement consommateurs. L’humain est là pour créer de la magie et de la beauté, pour incarner un rêve: les religions primitives qui nous enseignent cela sont dans le vrai.
Que pensez-vous des nombreuses polémiques que le druidisme soulève ? Notamment concernant l’héritage celte ?
Bran : En ce qui concerne les polémiques au sein du druidisme, je m’y intéresse peu. Je n’ai pas la prétention de détenir La Vérité sur le druidisme. Je me contente de chercher la vieille « lore » de terroir, de puiser dans ce qu’il reste de la culture celtique et druidique, et, quoi qu’on en dise, il reste beaucoup de choses. Je ne reste pas bloqué sur le passé, je suis conscient de la nature héritière de mes racines, mais je travaille ici et maintenant à être simple, authentique à être natif sur une Terre que j’aime et qui me porte, par des chants, par des rites, par l’artisanat sacré et la poésie rituelle.
Cyril : Aucun souci, Toland était irlandais (philosophe libre-penseur, precurseur des Lumières) et l’autre grand Père du Druidisme Moderne, Iolo Morganwg (1747-1826), était gallois. La rupture historique entre les derniers druides (officiellement le paganisme continuera à exister en Europe jusqu’au milieu du Moyen Age) et 1717 est donc de 5 siècles environ durant lesquels les enseignements se sont fondus dans le compagnonnage, les pratiques rurales, certains ordres chrétiens et la Franc-maçonnerie…
Hélène : Je pense que dans tout mouvement il y a des extrémistes …. Ça me peine mais hélas les humains étant ce qu’ils sont, c’est inévitable. Je me tiens à l’ écart de cela car ça n’ avance à rien de diatriber, je préfère l’ action concrète pour l’ écologie et le partage avec des gens sincères et modérés .Le reste me semble une perte de temps : en tout cas je ne me reconnais dans aucune idéologie raciste, homophobe (j’ai des amis druides gays) et aux extrêmes sur le plan politique . La plupart de mes amis sont membres des verts, mais il y en a aussi qui sont socialistes ou membres de l’UMP!! Et chacun invoque de très bonnes raisons pour cela.
Certains sont végétariens, d’autres carnivores…. Et je n’ai pas à les juger là dessus. Ce que nous demandons à tout un chacun, nous les druides, c’est simplement d’être cohérent, logique avec soi même: il ne me viendrait pas à l’idée de juger un copain druide pour ses idées politiques, sauf si ça dérape vers les extrêmes. Là, il faut avoir le courage de dire non.
L’héritage celte est une réalité qui a été trop, beaucoup trop longtemps niée: si on veut construire du solide, il faut être ancré dans ses racines, or 2000 ans d’un monothéisme mal enseigné nous en ont coupés parce que c’était “mal” d’être païen. Du coup on a eu honte de nos ancêtres et ça c’est dramatique!!
Mes deux arrières grand-mères par exemple: avant je m’en moquais…. j’ai fait des recherches pour apprendre que l’une était une herboriste confirmée et que l’autre tissait le chanvre et soignait ses vaches avec un tel amour qu’elle pleurait quand il fallait en vendre une. Mais maintenant je me sens membre d’une lignée, je suis fière d’être de leur sang. C’est très important ce sentiment d’appartenir, et si dans l’histoire de notre tribu il y a des choses laides et barbares. Il faut faire un peu de psycho-généalogie et nettoyer les “karmas” du passé. La guérison spirituelle passe aussi par cela.
Pourquoi selon vous, le druidisme reste peu ou mal connu, particulièrement en France ?
Cyril : La loi française ne permet pas aux mouvements spirituels minoritaires d’exister comme c’est le cas en Grande Bretagne ou en Amérique du Nord. Le druidisme, là bas, est religion reconnue, il y a des aumôniers druides dans les prisons au Canada ou wiccans dans l’Armée américaine par exemple à l’instar des chamanes amérindiens…
En France, la peur du “sectarisme” amène les gens à s’imaginer des fariboles alors que le druidisme a pignon sur rue en Bretagne et que le Grand Druide actuel est un homme normal, ni Gandalf ni un gourou!
Sa faiblesse vient des divisions internes… Cela s’arrangera car je pense qu’on peut avoir du druidisme des visions et des pratiques différents: plus ou moins gnosthiques, plus ou moins panthéistes, polythéistes etc… L’important c’est d’apprendre la tolérance.
Helene : La France est le pays du scepticisme, de l’ hyper-rationalisme ! Et aussi l’idéologie de l’Eglise de Rome qui a pesé sur ce qu’on a appelé “la fille aînée de l’ Eglise”. J’ai honte de ce que nous avons fait, depuis Charlemagne et Phillipe le Bel, en passant par la croisade contre les Cathares. Je suis née en pays Cathare et très vite j’en ai perçu l’ âme.Chaque région de France a souffert de la guerre religieuse: dans l’ inconscient collectif français il y a très ancrée, la peur de l’ enfer, la peur de “ne pas penser comme tout me monde” …
C’est très important d’être rationnel (cerveau gauche pour faire court) mais ce n’est pas tout: on est en train de découvrir l’importance du “cerveau droit” et de l’ équilibre intérieur. Les pratiques de visualisation et de rituels aident à ce développement: c’est une forme de “yoga celtique” très intéressante pour développer son esprit dans l’harmonie et pour le guérir
Souhaitez-vous rajouter quelque chose à ce petit questionnaire ?
Cyril : Chacun a le choix d’entamer une démarche, je ne juge ni les athées ni les autres (chercheurs spirituels ou pas). Je souhaite œuvrer au sein de la société comme dans le druidisme pour un monde plus juste et plus tolérant.
Hélène : Oui. Je suis une femme comblée!! Je suis heureuse d’avoir trouvé une voie où en tant que femme je peux célébrer, enseigner et être prêtresse. De pouvoir aborder l’âge mûr avec un fort rôle social: celui de “femme médecin”. Je suis reconnaissante d’être née à une époque où toutes ces recherches spirituelles sont de plus en plus acceptées. Je vois émerger une nouvelle manière de se comporter et de vivre chez les humains un brin conscients: c’est très beau d’assister à cette naissance que j’attendais depuis mes 15 ans!! Merci de me donner l’occasion de témoigner.
Anne Collin
